Poterie

Poterie

Les poteries de l’Antiquité classique, considérés aujourd'hui comme objets d’art précieux ou artefacts archéologiques de grande valeur, étaient à l’époque des simples objets utilitaires.

En l’absence de sources, ce sont les archéologues qui ont attribué aux diverses catégories une partie de leurs appellations. Dans l’Antiquité, la céramique est utilisée à diverses fins : pour l’entreposage et le transport de matières solides et liquides, comme vaisselle et récipient à boire, comme contenant de cosmétique et même comme trophée ou monument funéraire.

La forme et les décorations nous livrent beaucoup d’information utile. Ainsi, la forme n’indique-t-elle pas seulement l’utilité de l’objet, mais sa provenance et son époque aussi. Pour situer ces deux données, il faut en général étudier la décoration aussi : aux différentes périodes de l’Antiquité, on applique des techniques et des motifs différents. L’évolution du mode de fabrication, de la forme, des techniques d’ornement, et des représentations choisies donne une bonne idée des évolutions sociales de l’Antiquité classique ; ce qu’illustre parfaitement cette amphore.

 

Une amphore...

Ce contenant est un exemple d’amphore, et plus précisément d’amphore à col. Les amphores ressemblent à des vases dotés de deux anses, une de chaque côté, pour les porter. Selon qu’elle est confectionnée en une ou en deux parties, on parle d’une amphore à panse ou d’une amphore à col. Cette dernière présente une transition nette entre la panse et le col, ce que l’on observe très clairement sur « notre » amphore. Elles se distinguent aussi des jarres géométriques et pro-attiques.

Les amphores à col se subdivisent encore en différents types : en gros, le type ovoïde aux « épaules » plus arrondies ; le type standard, un peu plus grand et plus robuste ; le type dit de Nola (appelé d’après le lieu où on les a découvertes), plus étroit et col plus haut. « Notre » amphore est de type standard.

 

... provenant de l'Attique

Dès 600 avant J.-C., le centre de gravité de l’Antiquité grecque se déplace vers Attique, la région qui entoure Athènes. Grâce à l’excellence de la technique et la qualité des matériaux, cette région s’empare petit à petit du monopole de la production de poterie. On reconnaît les vases de cette région à leur couleur rouge : l’argile attique contient beaucoup de fer et lors de la cuisson, l’oxydation du fer lui donne une teinte rougeâtre.

Le procédé d’application des décorations permet de déterminer plus spécifiquement la période de production. Au VIe siècle avant J.-C., des motifs sont appliqués à la peinture noire sur fond rouge. Parfois, la décoration est rehaussée après la cuisson à l’aide de rainures et de peinture blanche ou violacée. On parle dans ce cas de style « à figures noires ».

À peu près un siècle plus tard, le processus est inversé : le vase est peint en noir et on contourne les motifs, qui restent rougeâtres. Ensuite ils sont affinés à l’aide d’un pinceau très fin et de peinture noire. Les motifs utilisés restent cependant analogues : des scènes de la vie quotidienne et de la mythologie montrent la prospérité d’Athènes.

Jusqu’aux alentours de 480 avant J.-C., ces scènes sont représentées de manière très « rigoureuse » : les attitudes corporelles sont plutôt rigides et bidimensionnelles, les yeux sont reproduits de face. Plus tard, la décoration devient plus libre, les postures plus naturelles et les yeux sont dessinés de profil. Il est intéressant de noter que cette évolution va de pair avec d’autres développements dans la sculpture. Notons que l’amphore faisant office de trophée pour le gagnant des jeux panathénaïques demeure à figures noires jusqu’au IVe siècle av. J.-C.

 

Kamer 6: Micheli

Gevangenneming

Deze zaal biedt een feest van de beeldhouwkunst. Met zijn beelden- en beeldjesschat in albast, marmer en hout behoort het Museum Mayer van den Bergh tot de belangrijkste Belgische musea voor middeleeuwse beeldhouwkunst.

Source: website Musée Mayer van den Bergh